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Chausse-trapes à L'Hermitage Ce blog est la vitrine du Club d'orthographe de L'Hermitage. Vous y trouverez des dictées et divers exercices pour vous entraîner. Nous rédigerons également des fiches sur l'étymologie, le vocabulaire, la grammaire, la conjugaison, les règles d'orthographe et leurs exceptions, les pièges à éviter, les faux-amis, et autres curiosités de la langue française...

Dictée de L'Hermitage 2003

LE MONT-SAINT-MICHEL




A tort ou à raison, on considère que la Bretagne commence au Mont-Saint-Michel. Les Normands et les Bretons se sont livré d’âpres disputes à ce sujet. Le Mont-Saint-Michel fut le jouet permanent de l’histoire et il tomba toujours dans l’escarcelle du vainqueur. Les temps ont changé mais le Mont demeure encore l’objet de controverses historico-sentimentales.


C’est un modeste ermite, Aubert, qui, au début du huitième siècle, dédia l’îlot à saint Michel « prince de la milice céleste », vainqueur de Satan. Quelque temps après, quand des moines eurent rapporté d’Italie les preuves tangibles de l’existence de l’archange, ce fut le début de la construction de ce merveilleux édifice, planté dans une baie immense où paissent des troupeaux de moutons, les fameux prés-salés.


En ces lieux, tout est à l’échelle du géant :

les flots qui se retirent à quatre lieues les jours de fortes marées et remontent en moins de six heures, à la vitesse d’un cheval au galop (jadis, d’ailleurs, des chevaux venaient se forger les paturons sur les grands espaces sableux entourant le Mont) ;

les oiseaux qui, par dizaines de mille, hivernent ou stationnent dans les marais et se nourrissent dans les herbues : bécasseaux, huîtriers, courlis, oies, cygnes, canards, sarcelles, macreuses noires, etc. ;

les poissons qui, par myriades, ouvrent leurs nurseries : merlans, soles, plies, raies bouclées, lieus, bars et barbues profitent, là, de l’abondance des vers ,des civelles et des crevettes grises ;

Et que dire des kyrielles de touristes qui s’engouffrent, telles des vagues déferlantes, sous la porte séculaire aux gonds rouillés par les embruns du large ?

Annie Larher

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